Peu de communes de Seine-Saint-Denis produisent autant de gravats au mètre carré que Clichy-sous-Bois. L'opération de requalification du Bas Clichy prévoit la démolition de neuf immeubles, soit 1 240 logements, avec des phases successives en 2019, 2022, 2025 puis 2027, auxquelles s'ajoutent deux centres commerciaux. Derrière ces chiffres, un flux massif de béton, de parpaings, de briques, de carrelage et de faïence, tous inertes, tous destinés à la filière ISDI ou au recyclage.
Nous enlevons ces gravats sur l'ensemble de la commune, ainsi qu'à Montfermeil, Livry-Gargan, Bondy, Le Raincy et Gagny, pour trois profils de chantier : démolition d'immeuble, réhabilitation lourde de logements conservés, rénovation pavillonnaire sur le plateau. Le délai tient en 24 heures sur le bas de la commune, 48 heures sur les secteurs à accès contraint. Le 8x4 benne de 17 tonnes couvre la majorité des interventions, le 6x4 de 13 tonnes prend le relais dans les contre-allées.
Pourquoi les gravats dominent le gisement clichois
Un gravat reste un déchet inerte : il ne se décompose pas, ne brûle pas, ne réagit pas chimiquement. Cette inertie ouvre la filière la moins chère du chantier, de 6 à 12 €/t traité transporté, avec deux débouchés selon la qualité du tri. Le béton de démolition propre se concasse pour redevenir un granulat recyclé. Le mélange inerte non valorisable part en installation de stockage de déchets inertes.
Tout se joue donc sur la pureté de la benne. Une plaque de plâtre, un morceau de bois ou un sac de mousse isolante suffisent à requalifier le chargement en déchet non dangereux, avec un passage obligé en centre de tri puis un tarif qui change d'ordre de grandeur. Sur les curages d'immeuble, la discipline de tri étage par étage pèse davantage sur le budget final que la négociation du prix à la tonne.
Focus sur deux bassins de production
Deux secteurs portent presque tout le volume clichois, avec des logiques de chantier opposées. Le premier travaille en grosses masses programmées, le second en petits volumes diffus.
Le Bas Clichy, démolition programmée
Autour du Chêne Pointu et de l'Étoile du Chêne Pointu, les démolitions avancent par tranches depuis 2019, la dernière étant prévue en 2027. Les volumes se comptent en centaines de tonnes par immeuble, avec un béton majoritaire puis une part de maçonnerie traditionnelle. Nous travaillons en noria programmée : les bennes se succèdent sur un point de chargement unique, en accord avec le plan de circulation du chantier. Le béton propre part au concassage, les mélanges résiduels en ISDI. La réhabilitation des 1 500 logements conservés produit, elle, un flux plus régulier de carrelage, de faïence et de cloisons maçonnées.
Le plateau et la rénovation pavillonnaire
Vers Notre-Dame-des-Anges, la promenade de la Dhuys puis les limites de Montfermeil, l'habitat individuel génère des volumes bien plus modestes : création d'extension, réfection de terrasse, dépose de dallage, suppression d'une ancienne piscine. Une benne de 8 à 10 tonnes suffit souvent. Les voies résidentielles étroites imposent le 6x4 benne de 13 tonnes, avec une pose en limite de propriété quand la cour ne permet pas la manœuvre. Nous regroupons volontiers plusieurs adresses du plateau sur une même tournée pour alléger le coût de transport.
Notre couverture départementale est décrite sur la page évacuation de gravats en Seine-Saint-Denis. Pour un chantier qui descend vers le sud, l'évacuation de gravats dans le Val-de-Marne couvre ce département frontalier du 93. Les modalités pratiques sont sur koncrete.fr/livraison.
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